Êtes-vous un boursicoteur compulsif ?

Certains joueurs invétérés passent leur temps dans les casinos et d’autres sur les champs de course. Mais vous pouvez aussi en trouver devant des écrans d’ordinateurs…

Il n’y a jamais eu autant d’investisseurs obnubilés par les mouvements court termes, voir très court termes des cours de bourse. Internet facilite en effet la consultation « en temps réel » des cours ; chose que ne pouvais pas faire nos pères ou grands pères. Mais ce n’est pas la seule raison.
La forte performance des marches dans les années 90, la couverture médiatique élargie, la glissade des marchés entamés en 2000 et l’accroissement de la volatilité participent à cet engouement certes faiblissant pas rapport au début de ce siècle mais toujours présent.
Des sociétés se proposent maintenant sous de pompeux noms d’instituts ou d’académies de vous apprendre à devenir riche grâce au day trading. Peut être avez-vous vu leurs annonces qui fleurissent depuis quelques années sur les sites ou les revues classées eco/ finance. D’autres proposent de vous vendre des méthodes qui si elles avaient été pratiquées sur les 20 dernières années auraient apportés des rendements à 2 chiffres…. La seule chose que vous avez à faire et d’envoyer un chèque de 500 euros pour recevoir cette méthode. .

L’association à but non lucratif des joueurs anonymes à mis au point ces 20 questions pour reconnaître un joueur compulsif :

Avez-vous déjà perdu de l’argent au travail ou à l’école sur un jeu ?
Est-ce qu’un jeu vous a déjà rendu malheureux ?
Est-ce que le jeu affecte votre réputation ?
Avez-vous déjà eu des remord après avoir joué ?
Avez-vous déjà joué de l’argent qui vous aurez servi à payer vos factures ou résoudre des problèmes financiers ?
Est-ce que jouer engendre chez vous une baisse de la motivation ou d’efficacité ?
Apres une perte, avez-vous eu besoin d’y retourner aussi vite que possible pour regagner votre perte ?
Apres un gain, avez-vous eu une forte envie d’y retourner pour gagner plus ?
Avez-vous déjà joué jusqu’à vos derniers euros ?
Avez-vous déjà emprunté pour jouer
Avez-vous déjà vendu quelque chose pour pouvoir jouer ?
Etes vous retissant à utiliser l’ « argent du jeu » pour une dépense normale.
Est-ce que jouer vous rend agressif auprès de votre famille ?
Avez-vous déjà joué plus longtemps que prévu ?
Avez-vous déjà joué pour échapper à un problème ?
Avez-vous déjà commis ou envisagé de commettre un acte illégal pour jouer ?
Est-ce que jouer vous a déjà empêcher de dormir ?
Est-ce le frustration, la désolation vous incite à jouer ?
Avez-vous déjà eu une envie de célébrer un moment de chance par quelques heures de jeu ?
Avez-vous déjà considéré l’auto destruction comme le résultat d’un jeu ?

7 oui ou plus à ces questions révèle un état de joueur compulsif.

Remplacer le mot jouer par boursicoter et faites l’exercice. Vous en tirerez vous-même les conclusions.

De l’importance d’un portefeuille équilibré et du rééquilibrage de portefeuille

La littérature financière moderne fait l’éloge des portefeuilles équilibrés, bâtis sur la démarche de l’investissement mensuel programmé en prenant à chaque fois l’exemple de portefeuille US investi sur le DowJones et sur les obligations US sur les 40 dernières années

Je me suis amusé à refaire l’exercice pour un investisseur français, donc investi sur le cac40 depuis sa création. le 31/12/1987 jusqu’au 31/01/2011.

1ere exercice
Quelle est la valeur d’un portefeuille investi sur le CAC depuis sa création avec des versements de 2000 euros mensuels

Réponse : un peu plus de 854 000 euros

2eme exercice
Quelle est la valeur d’un portefeuille investi sur le CAC coupons réinvestis depuis sa création avec des versements de 2000 euros mensuels

Réponse : un peu plus de 1 200 000 euros
Au passage j’en profite pour vous rappeler que le Cac 40 est un indice qui ne prends pas en compte les dividendes versés (au contraire du Dax ). Tenez en compte quand vous comparer l’évolution des indices internationaux ou comparer des fonds différents.

3eme exercice
Quelle est la valeur d’un portefeuille investis sur le CAC et sur les obligations avec des versements mensuels de 1000 euros sur le CAC et 1000 euros en obligations.
J’ai pris un gros raccourci en considérant que les obligations suivent une progression rectiligne constante, car je n’ai pas l’historique des OAT depuis 1987. Mes exercices sous valorise donc la réelle évolution des obligations depuis 1987

Réponse 934 000 euros.

4eme exercice : Quelle est la valeur d’un portefeuille investi sur le CAC et sur les obligations avec des versements mensuels de 1000 euros sur le CAC et 1000 euros en obligations.
Le dit portefeuille subissant chaque année un rééquilibrage pour ramener la proportion action/obligation à 50%.

Réponse : 968 000

Si avec ça vous n’êtes toujours pas convaincu de l’intérêt de la gestion passive, je ne vois pas ce que je peux faire de plus. D’autant plus que la performance de la partie obligations est ici sous valorisée.

Vous l’aurez compris ; les portefeuilles investis 100% en actions sont les plus performants sur le long terme mais aussi les plus volatiles, c’est-à-dire risqué. Mais les émotions humaines étant ce qu’elles sont, il faut avoir un sang froid absolu pour faire ce choix d’investissement.

L’intérêt d’un portefeuille équilibré et ses rééquilibrages n’est pas seulement la valorisation finale du portefeuille à terme mais c’est également la volatilité réduite par rapport à un portefeuille 100 % action : la crise des subprimes à fait fondre de 50 % le CAC40 mais de seulement 30 % un portefeuille équilibré.

Pour entailler mon propos voici une étude complémentaire proposé par Vanguard

l’immobilier : une bonne affaire pour les prochaines decennies ?

Je n’ai jamais été emballé par l’investissement immobilier. A l’heure actuel mon seul investissement immobilier est ma résidence principale.
J’ai longtemps hésité à réaliser cet investissement. C’est ma femme qui finalement m’a décidé à le faire. Ceux qui sont mariés comprendront pourquoi :) .

J’ai autour de moi pas mal de personnes qui ne jurent que par l’immobilier. Le plus étonnant c’est que lorsqu’elles me parlent de leurs investissements, c’est souvent pour me raconter leurs galeres et leurs déconvenues. Des frais, des frais et toujours des frais. Voici ce que je retiens de l’investissement immobilier.

Et pour le rendement, voici une petite etude qui vous permettra de vous faire une petite idée :http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Friggit_Prix_logements_CDIF_cle29723b.pdf

Cette étude a le mérite de me conforter dans mes choix d’investissements. Mais nul ne peut prédire l’avenir.

PEA et effet levier

Pour ceux qui n’ont pas la moindre idée de ce qu’est l’effet levier, voici un petit exemple qui va tout de suite vous parler :
Imaginons que le CAC soit à 3500 point et qu’il monte à 4000 point, soit une hausse de 14 %
Sans effet levier, vous obtenez d’une sicav indicielle classique cette performance de 14 %. S’il existait des sicav offrant un effet levier, avec un effet levier de 2, vous obtiendrez 28 %, et 42% avec un effet 3…
Malheureusement, à ma connaissance il n’existe pas de sicav offrant un effet levier. Ne soyez pas déçus pour autant car il y a bien mieux. : On peut utiliser un effet levier via certains trackers, pour l’instant limité à un effet de 2, le tout accessible dans le cadre d’un PEA.

Pour ma part, j’en utilise 2 :
Le ComStage ETF CAC40 Leverage (LU0419741094) – Z4L capitalisant les dividendes,
Et le AMUNDI ETF LEV CAC (FR0010756064) – CL4 distribuant les dividendes.

Il est troublant dans les premières semaines de constater que les valeurs journalières ne reflètent pas vraiment l’évolution du CAC (surtout en intraday) mais globalement sur la semaine le rapport de 2 fois l’évolution est respecté. Mais comme je ne regarde les cours qu’en chaque début de mois cela ne m’affecte en rien !

Investissement en bourse et analyse technique

Début 2007, mes activités professionnelles m’ont amené à travailler sur le système d’information d’une société financière commercialisant entre autres des contrats d’assurance vie.
A ma grande surprise j’ai appris que les gestionnaires de fonds de cette société (qui a 150 ans d’histoire) utilisaient, en complément de l’analyse fondamentale, l’analyse technique. Ca m’a fait un choc !
Pendant prés d’une décennie j’avais mis l’analyse technique et l’astrologie sur le même plan. Je ne voyais pas bien comment toutes ces courbes et lignes tracées sur les cours permettaient de se faire une opinion sur l’évolution à venir des cours.
Poussé par la curiosité, j’ai alors entrepris des recherches sur cette discipline, et comme tout le monde, j’ai commencé par écumer les sites web spécialisés. Ma première impression a été assez négative car de ce que j’en avais alors compris, l’horizon de placement visé était surtout le cours terme, voir le très court terme, ce qui est à l’opposé de ma propre philosophie d’investissement qui est le long terme. Au bout de quelques jours j’ai donc laissé tomber mes recherches.

Quelques mois plus tard alors que je vagabondais dans les rayons de la FNAC, à la recherche de bouquins à lire pendant mes vacances, mon regard s’arrête sur une tête de gondole sur laquelle est présenté un ouvrage traitant de l’analyse technique. J’entreprends alors d’en lire les premières pages du livre et je décide de l’acheter.
Apres l’avoir lu une première fois, j’ai appliqué certaines techniques présentées dans le livre sur le cac40. A mon grande stupéfaction (on est alors en octobre 2007) ma première analyse m’indique alors que le CAC est au bord d’un crack. Incrédule, je relie une deuxième fois le bouquin, et certains chapitres plusieurs fois. Pris d’un sérieux doute, je réalise d’autres analyses, en utilisant d’autres indicateurs, sur d’autres échelle de temps. J’ai alors des résultats contradictoires. Certaines analyses indiquent que tout va bien, alors que d’autres que le monde va s’écrouler. Mais trop tard, le mal est fait : j’ai un sérieux doute.
Je décide alors de vendre mes trackers CAC40. Coïncidence ou chance du débutant, toujours en est-il que si je n’avais pas lu ce livre je n’aurais pas vendu en octobre mais vraisemblablement plutôt en décembre quand l’affaire Kerviel a éclatée. Je peux donc affirmer que la lecture de ce livre qui m’a couté 50 euros a été pour moi un bon investissement et m’a permis de ne pas perde quelques milliers vois quelques dizaines de milliers d’euros…

Malgré cette première expérience heureuse avec l’AT, je ne suis pas un aficionado de cette discipline. Mais pourtant je ne la rejette pas, puisque j’en utilise certains principes depuis. Je pense que prise seule, l’AT est dangereuse et permet surtout d’enrichir son broker plutôt que son portefeuille (c’est d’ailleurs à mon avis la raison pour laquelle tous désormais offrent ce module d’AT). Mais associé à une stratégie long terme, donc en utilisant une échelle de temps mensuelle c’est un bon outil pour optimiser ses investissements, mais point trop n’en faut ! J’en utilise pour ma part le strict minimum : un indicateur oscillateur (à la lecture du livre vous trouverez lequel), et les lignes de tendance.
En tout cas en ce qui me concerne ça fait merveille puisque ça m’a permis d’éviter le crack de 2007 et de revenir sur le CAC40 fin 2008. L’AT me sert à confirmer les changements de caps mensuels, et donc d’identifier les moments où je dois commencer à vendre, ceux où je dois commencer à acheter, et également ceux ou je ne dois ni vendre ni acheter mais attendre que les valeurs montent. Pour autant l’AT n’est pas mon seul critère d’appréciation de ces 3 moments. J’utilise d’autres indicateurs qui n’ont rien à voir avec l’AT … . Globalement je peux dire que l’AT intervient à 10 % dans ma stratégie d’investissement sur le CAC40 mais à 0% sur le reste .

Pour info le livre dont je parle c’est l’art du trading.

Diversification de portefeuille d’action et corrélation

La littérature boursière nous enseigne qu’un bon portefeuille boursier est un portefeuille diversifié, combinant à la fois des actions portant sur des secteurs différent mais également sur des régions du monde différentes.
Effectivement l’idée est bonne : ne pas mettre toutes ses billes dans le même panier est un bon principe de gestion patrimonial mais pour autant cela ne s’avère pas toujours judicieux car diversification ne rime pas toujours avec prudence, comme vous allez vous en apercevoir.

Commençons par comparer les fluctuations de différents indices mondiaux pour vérifier que la diversification géographique à un intérêt.

evolution du NIKEI depuis 2000


evolution du CAC40 depuis 2000


Evolution du S&P500 depuis 2000

Depuis 10 ans on peut constater que le CAC40 (France), le S&P500 (US) et le Nikei(JAPON) fluctuent de la même manière sur une échelle mensuelle : techniquement parlant on peut dire que ces 3 indices mondiaux sont corrélés. Donc appliquer une diversification géographique sur son portefeuille sur ces 3 indices n’apporte aucune sécurité : les cours montent et baissent au même moment, seule l’ampleur de la hausse et de la baisse est différente mais stratégiquement parlant, ça n’apporte rien.

Voyons maintenant au niveau sectoriel si la diversification apporte un plus. Pour cela comparons sur le sol français 3 valeurs sectoriellement biens différents : Crédit Agricole, France Telecom et Cap Gemini depuis 2004

evotion de CAP GEMINI depui 2004


Evolution de France telecom depuis 2004


Evolution de credit Agricole depuis 2004

Comme vous pouvez le voir sur les courbes, les fluctuations sont différentes entre ces valeurs : les hauts et les bas des courbes ne sont pas sur l’échelle de temps au même moment. La diversification de son portefeuille sur les 3 valeurs apporte ici un réel plus.

Mais si on compare 2 valeurs d’un même secteur, on peut constater que diversifier sur des actions d’un même secteur n’apporte rien. Si on compare BNP et Crédit agricole on peut s’apercevoir que les 2 valeurs ont leur point haut et bas au même moment.

Evolution de credit Agricole depuis 2004


Evolution de BNP depuis 2004

Vous en tirerez vous-même les conclusions !

De combien aurez vous besoin pour votre retraite

Pour une majorité d’actif, la grande crainte lors du passage à la retraite est la baisse de revenu qu’elle engendre. La peur liée à cette baisse est de ne pas en avoir assez pour vivre.
Le problème est que personne n’est d’accord sur les suppositions à faire pour planifier sa retraite : l’inflation, le rendement des placements, la hausse des couts de santé, l’espérance de vie,…

La plupart des conseillers retraite basent leurs projections sur les revenus annuels en les utilisant comme point de référence et partent du principe que 70 à 80 % de son dernier salaire suffit à maintenir son train de vie.
Mais est ce que ça a un sens ?
Qu’en est-il si votre revenu annuel est de 30 000 euros et que vous dépensez 40 000. Dans ce cas vos revenus sont inferieurs à votre train de vie. : Vous avez besoin de bien plus de 80 % de votre revenu actuel pour maintenir votre niveau de vie (et ce avant même d’être à la retraite  ) Inversement, si votre revenu annuel est de 30 000 euros et que vous dépensez 20 000. Dans ce cas tout va bien pour vous 

Il me semble plus judicieux de baser son futur besoin financier une fois à la retraite sur ses dépenses annuelles, et non pas sur son revenu. Nos dépenses reflètent notre niveau de vie, pas nos revenus !
Mon point de vue sur ce sujet est d’ajouter 25 % au total de ses dépenses annuelles pour obtenir le niveau de ressource nécessaires pour profiter d’une retraite agréable en maintenant (voire améliorant) son train de vie.
D’où l’intérêt de ne pas avoir un train de vue dispendieux pendant sa période d’activité car le passage à la retraite est alors difficile à vivre avec des ressources réduites.

Une stratégie d’épargne telle que celle présentée dans les différents articles de ce blog, associée à une gestion rigoureuse de son budget tout au long de sa période d’activité permettent très largement d’assurer ses vieux jours.